Crise économique état des lieux

14/09/2012
La crise que nous subissons actuellement n’est pas arrivée d’un seul coup en 2008 elle est le résultat d’une décision prise au début des années 1970 par Richard NIXON et d’autres grands dirigeants de ce monde.

Jusqu’à cette période la monnaie de référence, le dollar en particulier était fondé sur l’étalon or qui en garantissait sa fiabilité.

À partir de 1973 cette référence est devenue fiduciaire, uniquement basée sur la « confiance », tous les chefs d’état se sont mis à faire fonctionner la planche à billets provoquant un déséquilibre entre la croissance réelle des pays émetteurs et la réalité économique, rien qu’aux États-Unis, la masse monétaire a augmenté de 3000%….
Avec pour conséquence directe la baisse du pouvoir d’achat, des salaires, des retraites et des créances et la création de bulles spéculatives (immobilier, matières premières).

Les États-Unis et bon nombre de pays de la vieille Europe n’ont plus été compétitifs par rapport aux pays émergents, (salaires très bas, et devises faibles).

L’industrie a rapidement perdu du terrain par rapport à l’économie financière qui elle a pleinement profité aux banques.

L’accès à la propriété a été largement encouragé au moyen de crédits à très long terme malheureusement la plupart du temps à taux variables.

Les banques ont accordé des prêts y compris à ceux qui n’en avaient pas les moyens à travers ces taux variables.

Ces taux particulièrement attractifs les 2 ou 3 premières années ont dans un premier temps provoqué une flambée de l’immobilier, puis les emprunteurs qui la plupart du temps avaient emprunté 100% de la valeur de leur bien se sont retrouvés dans l’impossibilité de régler leurs échéances.

Les établissements bancaires, sentant le vent tourner, se sont empressées de céder leurs crédits hypothécaires à des banques d’investissement qui les ont transformés en titres financiers « subprimes » revendus à nouveau à des investisseurs avalisés par des agences de notation (payées par ces mêmes banques) sans commentaire…

De nombreux emprunteurs ne pouvant plus faire face à leurs échéances ont été purement et simplement expulsés.

De nombreuses banques prêteuses ont fini par faire faillite (2008) et les gouvernements ont dû mettre en place des plans de sauvetage dépassant l’entendement.

Rien qu’aux États-Unis, la FED a imprimé 1 700 milliards de dollars pour renflouer les banques.

Même combat en Europe ou les États sont de plus en plus endettés et les contribuables de plus en plus sollicités.

Au passage, les sociétés encore performantes (il en reste…) ont délocalisé leur production vers des pays à faible coût en main d’œuvre, d’où les taux de chômage actuels.

Dans ce contexte particulier, il est vital pour ceux qui continuent à travailler et à produire de bien réfléchir avant de prendre des décisions financières.