Le contexte économique et fiscal ne devient-il pas propice à des investissements hors zone euro?

11/10/2012
En France, le foncier devient cher (quelle que soit la région)…
La rentabilité de l’immobilier faiblit…
L’incitation fiscale diminue d’année en année…
Ce constat pousse de nombreux investisseurs à aller chercher un retour sur investissement au-delà de nos frontières sans pour autant aller vers l’exotisme.
Il est alors intéressant d’étudier et d’analyser la situation de l’immobilier aux États-Unis qui est –encore- la première économie du monde.
Pourquoi les États-Unis?
Quelques rappels macroéconomiques
• 7.4 trillions de dollars de richesse ont été perdus depuis la crise des subprimes en 2006, et 2 millions d’emplois dans le secteur immobilier ont été détruits ;
• 5 millions des 76 millions de ménages détenant un emprunt immobilier ont, soit fait l’objet d’une saisie immobilière, soit vendu leur habitation via une ‘short sale’ (vente aux enchères) ;
• 14 millions de ménages supplémentaires remboursent un emprunt immobilier supérieur à la valeur d’acquisition de leur maison (negative equity) ;
• L’indice SP Case Schiller (indice de l’immobilier global américain) a atteint un plus bas à la fin 2011 (-33.8% vs. Avril 2006) avec des prix en chute libre sur certains marchés (-61% à Las Vegas, -55% à Phoenix et -51% à Miami) ;
• Les ventes de maisons en foreclosure (saisie bancaire) pèsent significativement sur les prix de vente, prix en moyenne 30% inférieur aux prix des biens normaux ;
• Les ventes de maisons neuves ont baissé jusqu’à 6% des ventes totales (vs. un plus haut à 20%) ;
• La chute n’est pas due à une baisse des valeurs immobilières mais à un effet de conjoncture hétérogène au marché local ;
• Néanmoins, selon l’indice, le prix moyen des maisons est de +41,2 % par rapport à Janvier 2000 ;
• Les niveaux de stocks de maisons atteignent 4.5 millions auxquels il convient d’ajouter le shadow inventory (en procédure de saisies) estimé à 3.67 millions vs. 4.53 millions de maisons au premier trimestre 2010 (grâce à la baisse du nombre de foreclosure). En outre, ce shadow inventory,serait, au réel, selon CoreLogic, de 1.6 millions de maisons qui iraient réellement jusqu’au bout de la procédure de foreclosure et qui seraient réellement vendues)
• Aujourd’hui, les Banques américaines ont besoin de reconstituer leurs fonds propres et revendent aux enchères toutes ces saisies à des prix très attractifs ;
(source Le Barrons, hebdomadaire financier américain très influent / Edmond de Rothschild Asset Management)
Reste à passer le cap pour acquérir un bien immobilier aux États-Unis...http://www.immobilier-us.com